mardi 26 août 2008

Une petite soirée à Bruxelles

Mercredi 6 août

Debout tôt et après un excellent petit déjeuner, je me suis rendu à l’office du tourisme afin de me procurer des informations sur les visites guidées et les casemates.
J’ai pris mon temps pour m’y rendre car les Casemates n'’ouvraient qu’à 10h. Après avoir payé 2€, j’ai entamé la visite. J'ai trouvé la partie de la crypte archéologique plus ou moins intéressante, peut-être à cause du manque d’information ou l'absence du spectacle audio visuel mentionné dans le guide. J’ai trouvé la visite du niveau inférieur beaucoup plus impressionnante. Il faut comprendre que les casemates sont des grottes construites par l’homme à partir du XVe siècle en partie dans un immense rocher, le rocher du Bock, et sous la ville de Luxembourg. C’est en fait une forteresse souterraine avec un total de 27 kilomètres de pièces et de corridors. Toutefois, en 1867, suite à la signature du traité de Londres, Luxembourg a été obligé de bloquer les accès ou de détruire une bonne partie des Casemates. Aujourd’hui, il n'en resterait que 17 kilomètres.

Les Casemates ne faisaient pas seulement office de protection, on y retrouvait aussi les ateliers, les cuisines, les boulangeries et abattoirs. De nombreuses personnes ont vécu plusieurs mois dans ces grottes, par exemple le feld-maréchal de Bender y eu sa chambre et son cabinet de travail pendant le siège de 1794-95. De plus, pendant les deux Guerres Mondiales, les Casemates servirent d'abris, elles auraient pu protéger jusqu'à 35 000 personnes!

Aujourd'hui, les meurtrières utilisées pour les canons offrent de très belles vues sur la ville de Luxembourg.

Après cette visite, je suis allé rejoindre Félix pour un dîner sur une terrasse, en passant par l'avenue de la gare, une rue très passante, mais offrant une grande variété de magasins de vêtements (et même un Subway! Il n'y en a pas en Suisse).

Après le dîner, j’ai marché jusqu’à la gare, construite en 1859 puis transformée entre 1907 et 1913. J'ai ensuite marché dans le quartier jusqu’à la vallée de la Pétrusse qui, jusqu'en 1933, était un ruisseau sauvage. Je n’ai pas trop aimé le quartier, plutôt résidentiel et sans beaucoup de style, mais le parc de la vallée est beaucoup plus beau, très vert et très paisible. Je suis rentrée à l’hôtel où j’ai fait une petite sieste afin d’être en forme pour la soirée.

Félix a terminé de travailler vers 16h et nous avons quitté l’hôtel pour Bruxelles vers 16h40. Malgré la circulation assez dense, nous avons roulé à environ 145km/h une bonne partie du trajet, toujours en suivant la circulation! (même qu’on se faisait fréquemment dépasser). Le plus curieux, c’est que pendant tout le trajet jusqu’à l’entrée de Bruxelles, nous n’avons vu aucune limite de vitesse.

L’arrivée à Bruxelles s’est faite sans faux plis grâce au GPS. En effet, nous avions entré comme destination le stationnement le plus proche de la Grote Markt (Grande Place) de Bruxelles. Nos yeux ont été ravis de retrouver la Grande place, le Manneken Pis (ou Menneken Pis) et surtout, les fontaines à chocolat!



Il y avait beaucoup, beaucoup plus de gens qu’en mai lors de notre première visite en 2004, mais la ville est toujours aussi belle. En 2004, nous avions tenté de trouver la fille qui pisse, en vain. Ma sœur l’ayant trouvé en juin cet été, je savais qu’elle était plus qu’un mythe. Comme nous n’avions aucune idée par où chercher, nous avons sortis notre GPS et avons entré « pis » rapidement, les résultats sont arrivés : Janneken Pis à 0,2km de notre position. Nous l’avons finalement trouvé derrière une grille, dans le fond d’une ruelle.














La deuxième « mission » en venant à Bruxelles était de manger une mitraillette, de loin meilleure que la supposée mitraillette du restaurant Frite Alors à Montréal. Mais qu’est-ce qu’une mitraillette? C’est un sous-marin dans lequel on met la viande de notre choix (poulet ou saucisse merguez ou bœuf etc…) et on y ajoute des légumes de notre choix (ou choisi par le restaurateur) puis il y a l’Ingrédient : des frittes à la pelle! Le tout avec la sauce de notre choix car le restaurateur en propose plusieurs. Dans notre cas, Félix et moi avons pris une mitraillette au poulet avec de la sauce Samouraï, légèrement piquante (!), le tout accompagné d’une bière belge pour Fx et une limonage (Sprite) pour moi. C’était excellent! (mais beaucoup trop!!)

Nous avons continué à nous promener, à visiter sans trop s’éloigner car nous n’avions aucune carte et ce n’est pas trop plaisant visiter une ville avec un GPS dans les mains… Un peu plus tard, nous avons été prêts pour notre troisième mission: manger une gaufre belge ou une gauffre de Liège (je ne suis pas assez experte pour faire la différence au goûter). Nous avons bien été tentés de céder et de prendre une gaufre avec crème fouetté et chocolat ou fraises et chocolat, mais nous avons résisté et l’avons prise nature. Et nous l’avons dégusté cette gaufre, sachant très bien que nous n’en rencontrerions pas d’aussi bonne avant longtemps!C’est la panse bien remplie qui nous avons fait le chemin du retour autour d’une heure de matin. Une belle escapade qui en valait la peine!


La première journée dans une ville est souvent la plus exhaltante!

Mardi 5 août

Le petit déj’ de l’hôtel était merveilleusement bon! Il y avait même du sirop d’érable québécois à mettre sur les pancakes! Après être retournés à la chambre d’hôtel, nous sommes repartis pour la journée, après tout, Fx était à Luxembourg pour travailler. D'ailleurs, il s’attendait à avoir internet dans la chambre (nous y avions accès, mais n’avions pas le fil réseau). Nous sommes donc partis en direction de son lieu de travail sans connaître l’adresse exacte car il ne l’avait pas noté, croyant avoir accès à internet de la chambre. Heureusement, il se rappelait le nom de la rue, laquelle nous avons ratissé en long et en large, en vain. Nous nous sommes donc dirigés vers une borne wifi (internet sans fil gratuit) que nous avions aperçue un peu plus tôt. Rapidement, Fx a trouvé l’adresse et nous avons marché jusqu’à son travail. Fx bien rendu, je suis partie de mon côté afin de visiter la ville de Luxembourg.

La ville de Luxembourg a connu ses premiers pas vers 963 avec la construction du château fort sur le rocher du Bock par Sigefroi, compte ardennais. Trois enceintes verront le jours sur le côté ouest du village devenu ville, l'ouest étant la partie la moins protégée à cause de l'absence de falaise ou de forte dénivelée causée par la présence de la rivière la Pétrusse. La ville passant entre les mains des Bourguignons, des Espagnols, des Français, des Autrichiens et des Germains (Confédération Germanique), elle devient une place forte des plus imposantes d'Europe car chaque domination mettaient la main aux différents ouvrages de fortification. Outre les trois enceintes, on peu mentionner les casemates, soit un réseau souterrain de 23 kilomètres permettant de protéger la ville, mais aussi offrant un abris pour ses défenseurs. Malheureusement, suite au Traité de Londres, signé le 11 mai 1867, un partie des fortifications est détruite et les entrées aux Casemates, scellées. Depuis 1994, la ville de Luxembourg est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Mes premières impressions, sont sur la rue Monterey, la première rue piétonne sur laquelle j’ai marché dans la vieille ville. Il y a de nombreuses boulangeries-pâtisseries. J’ai ensuite découvert que le matin, c’est l’heure des livraisons et qu’il y a de nombreux camions partout dans la zone piétonne. J’ai rapidement trouvé le bureau de tourisme où j’ai acheté un livret intitulé : Discover Luxembourg. Ce livret, bien qu’incomplet au niveau de l’histoire et de l’architecture, m’a permis de faire un survol du centre ancien et de voir les monuments, les églises et les ruines à ne pas manquer. En voici quelques une :


Place Guillaume II où se trouve le bureau du tourisme et qui est utilisé comme place de marché les samedis et mercredis matins.






Palais Grand-Ducal est la résidence de la famille grand-ducale, construit à la fin du XVIe siècle et agrandi au XVIIIe siècle.







Le marché aux poissons est le centre historique de la vieille ville. La vie économique et sociale était organisée autour de la place du marché et dans les ruelles adjacentes. Ce qui a attiré mon attention est est son îlot culinaire, soit un petit passage « tunnel-ruelle » avec plusieurs restaurants.

- Place d'Armes est surnommée "salon de la ville" depuis son aménagement achevé en 1671 par Sébastien van Noyen d'Utrecht. Sous la domination de la France et de Louis XIV, la place est pavée et plantée de tilleuls et est utilisée comme place d'armes. Aujourd'hui, elle entourée de restaurants avec des terrasses et ces dernières sont tellement nombreuses qu’on ne voit que cela.

La Corniche a aussi été surnommée par l'écrivain luxembourgeois Batty Wever, le "plus beau balcon d'Europe". Aménagé sur les remparts du XVIIe siècle érigés par les Espagnols et les Français, le chemin de la corniche longe la vallée de l'Alzette jusqu'au rocher du Bock. L'endroit offre un très beau point de vue sur le monument du millénaire, sur la basse ville et sur les fortifications.












L’Église Saint-Michel est l'un des plus ancien lieu de culte de la ville et est située tout près du Marché-aux-Poissons. Tout d'abord, en 987, le comte Sigefroi fit construire une petite chapelle puis aux cours du temps, l'Église est agrandie et modifiée et parfois même détruite. Son aspect actuel date de la fin du XVIIe siècle et est inspiré de l'architecture romane, gothique et baroque. Malgré son architecture très disparate, j'ai trouvé cette église très belle et paisible.

- La Cathérale Notre-Dame de Luxembourg est un lieu très visité par les touristes. J'ai trouvé l’intérieur un peu trop peuplé et trop éclairé. Je n'ai pas ressenti la quiétude souvent reliée aux lieux de culte. Ce que j’ai trouvé le plus beau de cette Église élevée au rang de cathédrale par le pape Pie IX en 1879 , ce sont ses flèches, ou clochers.








Après avoir tant marché, j’ai trouvé une épicerie où je me suis acheté de quoi me sustenter. Je suis allée manger dans le parc municipal. Le parc municipal a été aménagé à l'emplacement des fortification détruite suite à l'Édit de Londres de 1867. Après avoir mangé, je m’endormais tellement que j’ai marché jusqu’à l’hôtel pour y faire une sieste car je savais que Félix voudrait visiter la ville à la sortie de son travail.

Lorsqu’il est arrivé, nous sommes rapidement repartis. Je tenais à lui faire voir ce que j’avais apprécié le plus de ma visite : la corniche. Nous sommes donc allés sur le chemin de la corniche et dans/sur le monument du millénaire. C'est pour fêter le millénaire de la ville de Luxembourg que l'on décida en 1963 de construire un monument commémoratif sur le rocher du Bock. C'est pendant les travaux d'aménagement que l'on découvrit les première fondations du château du comte Sigefrois. Au lieu de construire un monument, on décida de mettre en valeur ces ruines et d'en faire le Monument du Millénaire.
Après avoir mangé au restaurant, nous sommes tranquillement retournés à l’hôtel.



Sur le chemin, la souffrance

Lundi 4 août.

Après un déjeuner au « cow restaurant » de notre hôtel, nous sommes allés reconduire Alain et Esther à l’aéroport de Zurich car, pour eux, le voyage tirait à sa fin, alors que nous, nous entamions une nouvelle étape, direction Luxembourg. En effet, suite à la vente d’une partie de la compagnie pour laquelle Fx travaille, il devait se rendre dans la vile de Luxembourg afin d’expliquer en quoi consiste son travail et à le former la personne qui fera le travail de Fx dans la nouvelle compagnie basée en Hollande, à quelques kilomètres d’Amsterdam.

Nous avons donc pris la route. Nous nous sommes arrêtés à Colmar en Alsace afin de s’acheter un dîner et deux bouteilles de vins blancs. La vieille ville de Colmar est beaucoup plus belle l’été même s’il y a plus de touriste qu’au mois de mars lors de notre première visite (voir "Les vacances de Pâques, 09/04/08)

En sortant de Colmar, nous avons indiqué au GPS que nous voulions aller à Struthof, le camp de concentration Natzweiler de la 2e Guerre Mondiale, situé en Alsace, France. Nous avons passé par un chemin forestier et nous nous demandions vraiment ce que nous faisions là, tout comme les travailleurs forestiers que nous avons croisé devaient se demander que faisaient ces touristes perdus! Eh bien, nous suivions le GPS!! Nous avons trouvé ça un peu moins drôle lorsque nous sommes arrivés au bout du chemin, fermé par une barrière! Heureusement, celle-ci n’était pas barrée et nous avons pu continuer à nous promener dans les montagnes, mais cette fois en passant par des routes plus passantes.

Le camp de concentration Natzweiler... Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais, ni ce que j’espérais, mais je n’ai pas ressenti la douleur des milliers de personnes qui y ont littéralement vécu l’enfer( +-22000 morts). Le lien m’a semblé plutôt paisible et aseptisé, comme si on avait voulu, avec brio, effacer la souffrance qui y a régné, ce qui est compréhensible. Nous avons vu le ravin de la morts où les nazis poussaient les prisonniers puis les tuaient à l’aide d’une arme à feu en disant pour se justifier : « il a tenté de se sauver! » Nous avons aussi visité la prison où des gens pouvaient êtres enfermés plusieurs jours dans une petite pièce à 16 ou 18 personnes. Nous avons aussi vu des réduits qui avaient été conçus pour chauffer la prison, dispositifs qui n’ont jamais été utilisés à cet effet car les nazis y enfermaient une personne qui ne pouvait ni s’asseoir, ni se coucher ni rester debout. Les habitations n'étaient donc chauffées que par la chaleur humaine. Nous avons aussi visité le four à crématoire, celui-ci servant aussi à chauffer les habitations des employés et les bureaux du médecin qui procédait à toutes sortes d’expériences.Nous avons ensuite passé beaucoup de temps dans le musée du camp de concentration. L’exposition traitait de tous les aspects reliés au camp, de sa construction à la délivrance en passant par les prisonniers et les supplices qui leur étaient destinés. Nous avons dû abréger notre visite car il restait la chambre à gaz à visiter, située à 1 km du camp et nous voulions s'y rendre avant la fermeture du site. On explique cet éloignement car les nazis ne voulaient pas que les prisonniers sachent ce qui s’y tramait. Ce qu’on appelle la chambre à gaz est plutôt une petite pièce où l’on mettait un produit chimique en poudre dans un petit bassin. Le bourreau faisait alors couler de l’eau à travers un mur et c’est lors du contact entre le produit chimique et l’eau que se produisait une réaction chimique dégageant un gaz hautement mortel. Le tout dans le but de tuer tout en conservant un squelette intact, car un des chefs nazis du camp avait sélectionné 87 personnes à la morphologie différente afin d’en faire une collection de squelettes!
**Le site web du site de l'Ancien camps de concentration de Natzweiler est très intéressant et très complet... à visiter!

Nous avons dû reprendre la route car Luxembourg était encore à plusieurs heures de route.

À Luxembourg, nous avons été logés au Parc Plaza, un hôtel « business ». La chambre était très bien, il y avait seulement trois petits bémols : 1- l’absence de porte dans la douche et la salle d’eau, il faisait donc un peu froid dans la douche pour moi (Fx s'en accomodait bien), mais c’était très bien designé, très récent! 2- L’absence (ou presque) de rangement : quand on passe une semaine au même endroit, c’est bien de sortir les choses de la valise. 3- Le stationnement était vraiment chaotique et incompréhensible. Nous n’avons jamais su s’il était vraiment gratuit...

Zurich, vais-je te revoir un jour?

Dimanche 3 août

Nous avons rapidement déjeuné vers 7h du matin avec des restes, puis nous sommes partis pour Zurich à près de deux heures de route de Fribourg. Nous sommes arrivés à l'hôtel Leoneck, un temple de la « cow » (vache)! Des tapis et comptoirs en simili peau de vache, des chaises avec des cornes de vaches jusqu’au porte-clés de notre chambre et le ticket pour le petit déjeuner en forme de vache. Nous avons tout juste eu le temps de déposer nos choses que nous avons dû repartir car nous avions une visite guidée de la ville prévue avec les parents de Félix.

La visite a débutée à la gare centrale de Zurich, puis avons marché sur la Bahnhofstrasse, le lieu pour le shopping de luxe à Zurich. À l’intersection de la rue Uraniastrasse et de Bahnofquai, nous avons pu entrer à l’intérieur d'un poste de police, anciennement un orphelinat, entre 1771 et 1911. C'est dans ce bâtiment que l'on a pu admirer blüemlihalle, hall d’entrée peint par Augusto Giacometti en 1923-1924. Augusto Giacometti est un peintre suisse né en 1877 et décédé en 1947 à Zurich. il est le père d'Alberto Giacometti et le cousin de Giovanni Giacometti. C’était très impressionnant et très beau!

Nous avons poursuivi notre visite en passant par l’allée Schipfe qui passe entre la rivière et des habitations construites il y a quelques centaines d’années, dans un des quartier les plus ancien de la ville. La guide nous a aussi mentionné que jusqu’en 1865, il n’y avait pas de numéro sur les portes des habitations, on trouvait les maisons grâce au nom donné à chacune et au nom des rues.

Nous avons continué à marcher et nous sommes arrivés sur une grande esplanade aménagée en parc: Lindenhof. C'est un lieu où on a trouvé des vestiges de l'époque romaine tel qu'un poste de douane et un château fortifié.

Nous avons poursuivi notre visite devant la maison de Gottlieb Duttweiler (1888-1962), le fondateur des entreprises Migros. Puis nous avons marché en direction de Peterskirche, l’Église St-Pierre, dont le cadran, mersurant 8,7 mètre de diamètre est le plus grand cadran d'église en Europe. La particularité de cette église est aussi sa très haute tour qui, avant de faire partie intégrante de l’Église, était utilisée par les pompiers qui surveillaient la ville de Zurich de là haut. C’est grâce à cette surveillance que la ville n’a jamais connu de grands feus destructeurs. Aujourd’hui, la tour appartient toujours à la ville même si elle a été annexée à l’Église Saint-Pierre.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers un passage entre deux maisons où des ruines de bains romains ont été découvertes, il y a seulement 25 ans, lorsque le propriétaire d’un magasin a voulu agrandir son édifice par l’aménagement d’un sous-sol car très peu de bâtiment du quartier ont un sous-sol. C’est ce qui expliquerait la récente découverte.

Nous avons ensuite poursuivit notre visite par le marché aux légumes, situé sur le pont Froschaugasse, puis par le marché au poisson, tous deux situés près de l’hôtel de ville, dont les façades présentent, d’un côté, des légumes et de l’autre, des poissons.


Nous avons poursuivit notre visite de la ville dans un jolie quartier piéton situé de l’autre côté de la rivière la Limmat. Nous sommes entre autre passés devant la maison de Lénine, au Spiegelgasse 14, qu'il occupa en 1916 et 1917, puis devant le Cabaret Voltaire, Spiegelgasse 1, maison du Dadaïsme.


Nous avons ensuite passé devant la façade de l'Épicerie Schwarzenbach. C'est une boutique spécialisée vendant thé, café, fruits séchés et pâtes, le tout s'achetant au poids. La boutique est aménagée et sert les clients de la même façon qu’il y a presque 100 ans (depuis 1912). Malgré une vitrine très alléchante, nous n’avons pu y entrer car nous étions dimanche et c’était donc fermé.

Nous avons continué notre visite en passant devant l’Église GrossMünster, dont la construction débuta dès l'an 1100 pour se terminer 120 ans plus tard, en 1220.

Nous avons ensuite terminé la visite devant l’Église Fraumünster (www.fraumuenster.ch). Nous y sommes entrés et avons pu découvrir les merveilleux vitraux signés Chagall.

Après la visite, vers 14h45, j’étais affamée, fatiguée d’être debout. Je commençais à manquer d’énergie et à être frustrée. Heureusement, nous avons résolu rapidement tous ces problèmes. Après avoir bouffé et s’être un peu reposés, nous avons marché en direction du Jardin Botanique, en longeant parfois la rivière et le lac où nous avons pu voir une course de patins à roulettes.

Nous avons visité une partie de ce paisible jardin. Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les ruches que nous avons observé d’une distance respectable. Quel moment agréable de se promener dans un espace remplis de verdure alors qu’il fait si chaud en ville. La balade en a valu encore plus la peine lorsque Alain (le père de Félix) a découvert une immense tale de mures presque intacte à la sortie du jardin. Nous y avons passé plusieurs minutes à chasser ce fruit si bon et à espérer et tenter d’atteindre une branche pleine de mures tombant dans la rivière, hors d'accès.

Après le jardin, nous nous sommes dirigés vers le lac Zürichsee, qui mesure 42 kilomètres de long. Nous avons abouti au Zürichhorn Park en passant par un quartier de très grosses maisons. Nous avons été très impressionnés par la quantité de personnes flânant dans le parc! Un genre de Mont-Royal sur le bord de l’eau et sans les tamtams.

Nous nous sommes dirigés vers un quai d’embarquement. Esther et moi avons eu le temps de nous tremper les pieds dans l’eau rafraîchissante du lac, puis nous avons pris le bateau-bus, ce qui nous a permis de sauver quelque dizaines de minutes de marche. Nous avons cherché un endroit pour le souper du côté ouest de la ville, sans trouver quoi que ce soit d’intéressant. Finalement, nous avons traversé la rivière puis sommes finalement tombés sur LA rue piétonne où il y avait de nombreux restaurants avec terrasses dans le quartier Niederdorf. Nous avons mangé à la terrasse d’un restaurant mexicain qui présentait une carte multilingue : allemand, Espagnol, anglais et français. Les mets auquel j’ai goûté étaient très bon quoique très épicés. Nous avons marché pour retourner à notre hôtel.

Dommage que nous ayons découvert cette superbe ville à ce moment seulement. Nous devrons assurément y retourner un jour!

Un samedi pas comme les autres

Samedi 2 août

Nous avons déjeuné chez nous aux crêpes pour la dernière fois avec les parents de Félix, puis nous sommes ensuite allés prendre le train. Alain et Esther partaient en direction de Zurich, Fx et moi en direction de Berne, tous les quatre sur le même train.

Le marché de Berne est toujours impressionnant de vie! Sa section de fleurs, notamment, m'étonnera toujours! Comme a dit Félix: "Je ne pourrai jamais prendre en photo l'odeur du basilic!" Nous avons fait quelques achats,quelques abricots, et, dans un magasin spécialisé un peu plus loin du marché, une station "météo" pour utiliser à Montréal, puis nous avons pris livraison de notre voiture de location vers 15h00. Oh quelle surprise lorsque Félix a découvert que la voiture que nous avions louée était une Volkswagen Golf Plus… une grosse auto!

Nous avons continué à déambuler dans la capitale, puis nous avons repris la voiture en direction de Fribourg.

En soirée, nous sommes allés avec Maryse et Robert souper à l’Auberge des 4 vents qui fêtait son 9e anniversaire. L’auberge des quatre vents est un très bel endroit avec un jardin à plusieurs niveaux et – ô bonheur- de grandes plates bandes de mûres et de framboises.

En arrivant, nous avons eu l’étrange impression de ne pas être à notre place (comme lorsqu’on arrive dans un mariage et qu’on ne connaît personne). Nous sommes passés proche de ne pas manger car la quantité d’assiettes était limitée, mais après plusieurs minutes d’attente, nous avons finalement pu s’asseoir devant notre assiette de porc, patate et salade, le tout bien arrosé d'un Cahors 2001 (pour Robert et Félix).

Toutefois, comme nous n'étions pas totalement rassasiés, nous avons tenté d’aller manger un dessert dans un autre restaurant qui s’est finalement avéré fermé pour les vacances d’été (concept européen...). Nous sommes donc allés chez Robert et Maryse où cette dernière nous a préparés de divins fondants au chocolat! *miam*

Nous avons dû retourner chez nous afin de fermer les valises car, le lendemain, nous partions pour Zurich à la première heure.

Bonne fête la Suisse!

Vendredi 1er aout

Le 1er août est la fête nationale de la Suisse. Depuis déjà 2-3 jours, nous avons eu droit à des concerts de pétards et de feux d'artifices. Le 1er au soir, il y avait un spectacle tout près de la rivière la Sarine, mais nous n'y sommes pas allé car c'était un peu frisquet... Nous avons quand même regardé les nombreux feux d'artifices amateurs à partir de notre fenêtre de salon. J'ai longtemps attendu le feux d'artifice officiel qui n'est jamais venu. Ce n'est que plus tard que j'ai regardé sur Internet et que j'ai trouvé un article qui annonçait l'absence des feux d'artifices de la fête nationale pour cette année faute d'argent...au moins, ils ne dépensent pas l'argent qu'ils n'ont pas, eux... Bonne fête quand même la Suisse!